Partenariat international
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25 mai 2017
Comment réussir l’économie numérique au Cameroun

 

Monsieur le président,

Madame la ministre,

Mesdames et messieurs,

Mes chers amis.

Je sais que la quasi-totalité des parties impliquées dans le passage de ce pays à la civilisation numérique – autorités gouvernementales, opérateurs privés nationaux et internationaux, chercheurs, consommateurs et média – sont avec nous, ce matin. Je les salue chaleureusement. Je ne vais pas leur dire comment faire réussir leur travail. Ils le font, et bien, comme leur détermination à entreprendre, les objectifs retenus, les avancées effectuées ainsi que l’importance des concertations qui ont rythmés leurs travaux ces dernières années dans ce pays le montrent.

Notre rencontre met en présence des opérateurs et experts internationaux, canadiens et camerounais de l’économie numérique et quelques autres autour de défis et d’espoirs qu’ils ont en commun. -défis d’aménager un écosystème culturel, social et économique qui conjugue le monde réel tel que nous le connaissons depuis les origines et le monde digital qu’aucune génération n’a connu avant nous ; espoir de contribuer à la production d’une richesse qui écrase la pauvreté, de contribuer à un développement durable qui conjugue compassion sociale et sécurité économique pour le plus grand nombre, pour tous.

Il a été proposé à ces opérateurs et experts d’échanger autour de leurs expériences, de partager leurs bonnes pratiques, d’imaginer des partenariats et, si possible, de les établir effectivement.

Je leur souhaite plein succès.

L’INFRASTRUCTURE DE TOUTES LES INFRASTRUCTURES

La course mondiale s’accélère. Il y aura 5 milliards d’internautes en 2020 – 1 sur deux sera asiatique ; 1 sur 9, occidental et 1 sur 13, africain. Le plein sera quasi-atteint en Europe et en Amérique avec des taux moyens de pénétration de l’ordre de 85%, de 39% en Asie, de 32% en Afrique avec une réserve de 450 millions d’internautes.

D’ici 2020, le doublement de l’utilisation des fonctionnalités d’internet est annoncé. Celle de l’usage des téléphones intelligents comme voie d’accès à Internet atteindra 50% en 2020 comparativement à 20% aujourd’hui. De plus, les connections de machine à machine croitront fortement : de 4,9 milliards aujourd’hui à 12,2 milliards en 2020. Enfin, la croissance du commerce en ligne ou e-commerce est et sera spectaculaire, 1,500 milliards de dollars en 2015, 4,100 milliards de dollars en 2020. Ces données confortent l’affirmation de Carl Bild, l’ancien premier ministre suédois, « Internet est devenu la plus importante structure du monde. Elle devient progressivement l’infrastructure de toutes les infrastructures. »

On ne peut plus penser le monde et son avenir, l’économie et son avenir hors de ce système nerveux technologique qui dépend sur près de 12 milliards de supports de toute nature, 1,200 satellites qui encerclent la planète et des milliers de kilomètres de câble et de fibre optique enfouis dans les mers. Mais pour spectaculaire qu’il soit, l’encrage d’Internet dans l’espace et notre planète est moindre que celui qui le soude à nos sociétés et à nos vies, qui l’enracine dans les cultures du monde et dans l’esprit de l’humanité.

Ce Forum s’inscrit dans la continuité des débats et travaux qui ont fait du passage à l’économie numérique l’un des tous premiers objectifs politiques de ce pays. Cet objectif a trouvé son aboutissement dans « le Plan stratégique Cameroun numérique 2020 » du Ministère des postes et télécommunications, plan stratégique qui vise à faire du Cameroun  un pays numérique à l’horizon 2020.

Je me réjouis que la plus puissante technologie de tous les temps soit disponible et progressivement mise au service du plus grand chantier du XXIe siècle qu’est et sera l’aménagement et le développement du continent africain.

Réussir le passage à l’économie numérique, au Cameroun, comme dans tous les pays du monde impose au gouvernement des taches incompressibles :

(1) rendre disponible les infrastructures robustes et de grandes capacités qui permettent l’exploitation de l’internet mobile. Ce que vous êtes en train d’accomplir pour combler votre « retard », le mot est de votre Président. Aussi pour assurer les interconnexions utiles avec vos voisins, le Tchad, le Congo, le Nigéria grâce à l’extension de la fibre optique. La mise en œuvre de ce plan d’interconnexion, « The Central African Backbone (CAB) » qui vous a été confiés par le Groupe de la Banque mondiale.

(2) se doter d’institutions fortes et fiables pour la régulation du domaine comprenant notamment la concession de spectres et l’examen de conformité des choix des opérateurs avec les engagements pris.

Réussir le passage à l’économie numérique, c’est pour votre état, comme pour tous les états du monde, assurer et garder le contrôle des fréquences de spectre sur votre pays et contribuer ainsi à le garder aussi sur le continent. Ces fréquences sont sources de revenus considérables pour la puissance publique. Leur location à des opérateurs nationaux ou étrangers comporte la chance de négocier et de renégocier la qualité des infrastructures, celle aussi des services mobiles de qualité ou non aux citoyens et aux entreprises.

(3) contribuer à la connaissance des potentialités du numérique avec les partenaires de la société civile – patronat, syndicats, coopératives, corporation professionnelle et autres. Ces partenariats, me semble-t-il, ont été pris en compte ici. Je pense notamment à de grandes concertations dont j’ai été témoin, au « plan triennal, » Spécial Jeunes qui visent à rejoindre 1,5 million de jeunes pour les intéresser ou à l’agriculture ou au numérique ou encore à la politique, un étudiant- un ordinateur.

Réussir le passage à l’économie numérique c’est, en amont, en parallèle ou en aval, réussir le passage à la société numérique, à la civilisation numérique. Le numérique est l’affaire de tous.

(4) Mettre à disposition les programmes de formation ; assurer un soutien à la gestation et au développement des entreprises émergentes du domaine ; anticiper une cohabitation d’un nouveau type avec d’éventuels opérateurs mécaniques dont un grand nombre seront dotés d’intelligence artificielle.

Votre pays et le continent aura besoin d’une abondante main d’œuvre en soutien à l’économie numérique. En avril dernier, constatant le manque de main d’œuvre du domaine, Google annonçait un vaste programme de formation d’un million de jeunes Africains aux métiers du numérique. Cette annonce pose la question des partenaires de l’Afrique dans son aventure numérique.

Ces partenaires qui connaissent une forte croissance sur le continent et y font de solides profits sont-ils prêts à investir sur le continent, à produire des supports de qualité dont le cout soit ajusté aux capacités des consommateurs africains comme vient de le faire le consortium Orange Google s’agissant des téléphones intelligents. A terme, les pays du continent devront examiner l’offre technologique occidentale et l’asiatique, l’offre de services des grands groupes américains versus celle des grands groupes chinois et décider ou se loge leurs meilleurs intérêts.

Réussir le passage à l’économie numérique, c’est investir dans une recherche multi- dimensionnelle par grappes : grappe sociale comprenant notamment le travail, l’éducation, la santé ; grappe économique comprenant notamment la gestion, la production de biens, la vente en ligne etc. ; grappe culturel comprenant notamment la numérisation des patrimoines anciens et actuels et l’inscription des œuvres culturelles actuelles dans les circuits de diffusion ouverts pat Internet.

Mais me direz-vous : comment financer cette recherche.

Le continent se rapproche de la situation qui transformera radicalement son rapport au monde. Quand l’Afrique et les Africains seront perçus comme un marché, un très vaste marché de consommation qui pourrait rassembler plus d’un milliard d’internautes, alors l’investissement, comme ce fut le cas en Chine, viendra en abondance. Cette situation placera le continent dans une position de négociation qu’il n’a jamais connu dans la période moderne et contemporaine pour obtenir notamment des règles commerciales qui lui soient plus équitables.

Voilà pourquoi on doit se féliciter de tout ce qui renforce les capacités des pays africains, la consolidation de certaines communautés économiques  régionales; l’Accord de libre-échange signe en 2015 entre 26 pays de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe  comptant 700 millions d’habitants et 900 milliards d’Euros de PIB avec l’objectif d’accroitre le commerce entre eux de 25%; la réforme du fonctionnement et du financement de l’Union africaine en conformité avec les propositions du comité Kagamé.

Concernant la recherche, les exigences africaines doivent être très élevées. Comme toutes les régions du monde, le continent a un immense besoin de recherches propres, c’est-à-dire de recherches dont il décide lui-même des responsables, des orientations et des finalités.

Les entreprises qui bénéficient de l’accès aux ressources et aux marchés du continent (pétrole, mines, transport, communication et numérique, alimentation et autres services) doivent investir leurs budgets de recherche en Afrique pour les questions qui la concernent. En conséquence, ils doivent créer des centres de recherche en Afrique, utiliser les institutions et les chercheurs du continent : universités, groupes spécialisés, groupe ad hoc etc. Il en va de même pour les institutions et organisations internationales. Il est indécent, qu’elles confient la recherche concernant l’Afrique à des institutions et chercheurs étrangers au continent ; inacceptable qu’elles excluent les chercheurs et les lieux de recherche du continent.

Sans cet ajustement majeur, la recherche économique, sociale et culturelle, la recherche scientifique et technique, théorique et pratique dont le continent a besoin lui fera éternellement défaut et, le passage au numérique s’accomplira sur le continent sans que les Africains en tire de vrais bénéfices. Réussir le passage à l’économie numérique, c’est prendre sa place dans la recherche et la production du domaine.

Dans le même esprit, la négociation internationale doit cesser ses pressions pour que les pays africains ouvrent leur marché du jour au lendemain. Le 27 avril dernier, le ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, Sigmar Gabriel, déclarait à Pékin que l’Allemagne comprend que la Chine ne peut pas ouvrir son marché du jour au lendemain. Ce serait irréaliste. Elle a besoin de temps pour consolider ses entreprises.

Vérité à Pékin, vérité à Dakar, Nairobi et Yaoundé.

Les filières africaines, de l’agriculture et l’agroalimentaire aux assurances, de la production de médicaments au transport interne ; des services en ligne en éducation, en santé et en loisirs ; des Bâtiment-Travaux publics au tourisme, ont besoin de temps pour se consolider et, en même temps, contribuer à la croissance du capital propre au continent. Déjà posée pour l’économie classique, cette exigence vaut aussi pour l’économie numérique qui ne doit pas échapper aux Africains, ni au Cameroun, ni ailleurs sur le continent. Aussi, pour que les entreprises camerounaises bénéficient des formidables opportunités que le développement du Cameroun et du continent offre et offriront dans le prochain demi-siècle.

 

                                         UN CONTINENT DE TOUTES LES CROISSANCES

 A la vérité, la révolution technologique du numérique arrive à point levé pour le Cameroun et pour le continent tant le chantier Afrique est et sera monumental et tant les outils du numérique sont et seront indispensables pour la réussite du continent, en ce temps, pour lui, de toutes les croissances.

Croissance démographique qui pourrait produire le doublement de la population africaine dans les prochaines 30 années, de 1,1 à 2,2 milliards d’habitants. Alors, le continent comptera alors pour 25% de la population mondiale et un homme sur quatre sera africain.

Croissance économique supérieure à la croissance mondiale. Cette projection se situe dans la continuité du 5% de croissance moyenne enregistrée, ces 20 dernières années, en Afrique :

projection qui place certains pays africains, au titre de la croissance, à parité ou devant la Chine et l’inde et les associe à ces pays comme moteur de l’économie mondiale.[1]

Croissance numérique dont la contribution à l’économie du continent, selon le McKinsey Global Institute (MGI) dans son rapport de novembre dernier, totalisait 18 milliards de dollars de son PIB en 2013 et contribuera à la hauteur de 300 milliards de dollars à son PIB en 2025.

Pour être optimale, la contribution du numérique a la croissance africaine doit pouvoir de greffer aux branches des grands secteurs de productions : de l’industrie à l’agriculture, de la recherche aux loisirs, de la culture à la gestion tant elle ne peut, seule, servir de socle à l’économie d’un pays. En d’autres termes, pour réussir pleinement le passage à l’économie numérique, l’Afrique doit aussi enregistrer un fort niveau d’investissements pour son insertion dans les chaines de production et dans celles du commerce national, régional, continental et global. L’ultime réussite du passage à l’économie numérique se laissera voir quand le « made in Africa » le « produit en Afrique » se trouvera sur les marchés du monde.

Croissance urbaine. Une étude récente [2]portant sur l’avenir des 100 plus importantes villes africaines conclue au doublement de leur population et de leur contribution au PIB du continent d’ici 2040 alors qu’elles constitueront alors un marché urbain de plus d’un milliard de personnes.

                                                      UN GIGANTESQUE CHANTIER

L’Afrique est et sera un gigantesque chantier ; avec l’inde, l’un des plus importants chantiers du XXIe siècle. Elle pourrait être l’un des moteurs de l’économie mondiale au XX1e siècle non plus seulement en raison de ses vastes ressources naturelles mais en raison de la demande qu’elle va générer tans ses besoins sont considérables, besoins individuels qui ne cesseront de croitre avec la croissance de sa population et la montée d’une classe moyenne, et besoins d’ensemble.

Besoins en infrastructures qui sont estimés à près de 100 milliards$ annuellement pour les dix prochaines années, selon l’évaluation conjointe de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale.

-Besoins en énergie qui totalisent $280 milliards selon le Groupe Énergies pour l’Afrique pour satisfaire la demande qui doublera d’ici 2025, et bien davantage si l’on tient compte du milliard de personnes qui s’ajouteront d’ici 2050 et à l’industrialisation du continent.  I[3]l

-Besoins en services de transport (aérien et maritime), à l’exclusion des transports terrestres,[4] qui totalisent 210 milliards de dollars d’ici 2040; 160 milliards, selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour « l’eldorado » que représente l’augmentation de 6% annuellement de son trafic aérien et 50 milliards de dollars pour la mise à niveau de ses facilités portuaires qui devraient accueillir 2 milliards de tonnes de marchandise en 2030 comparativement à 265 millions de tonnes aujourd’hui.[5]

Besoins en biens agricoles qui seront multipliés par trois d’ici 2030. La Banque mondiale les évalue à 1000 milliards de dollars à cette date comparativement à 313 milliards de dollars aujourd’hui, croissance incluant une augmentation de 145% et de 155% de la demande pour la viande et le lait. A cette date,[6] la production agricole des pays dits en développement comptera pour 75% de la production mondiale et leur part dans le commerce mondial de l’agriculture sera de 59%  comparativement à 39% en l’an 2000.

-Besoin en services sociaux qui sont et seront colossaux en conséquence de la démographie et de l’urbanisation évoquées précédemment. Mes amis, prenons l’exemple des services éducatifs. J’estime que l’un des plus grands chantiers de transmission du savoir dans l’histoire de l’humanité doit être aménagé, dans les toutes prochaines années, sur ce continent. En effet, si les prévisions démographiques se réalisent, les systèmes scolaires africains devront accueillir près d’un demi-milliard d’enfantsdans les 30-40 prochaines années. Quant à la situation de l’emploi, il suffit de rappeler que 45% des 15-24 ans en Afrique subsaharienne sont sans emploi.

 Comment répondre à cette impressionnante liste de besoins pour que l’Afrique réussisse, pour qu’à l’instar de l’Asie, elle profite pleinement des deux courants les plus puissants de notre temps : le basculement de la richesse de l’Ouest vers l’Est et le Sud de la planète et le déploiement universel de l’ère numérique.

Réussir le passage à l’économie numérique n’est pas une option parmi d’autres pour le Cameroun et pour le continent. Là se situe le plus important marché pour le développement du numérique dans le monde à parité avec l’Asie du Sud. Là se situe le plus grand besoin des leviers puissants qu’offre la technologie numérique. Au Forum de Davos de février 2016, on a annoncé le raccordement de 1,5 milliard de personnes au réseau des réseaux sous le titre « la large bande au service du développement. »  Une bonne moitié des 450 milliards de dollars évoqués devraient contribuer à l’enrichissement du réseau des réseaux sur ce continent.

L’Afrique ne part pas de rien. S’agissant du taux moyen de pénétration d’Internet, elle accuse un retard qu’elle comble à grande vitesse, 15% de croissance par année, 16,5% pour le Cameroun qui, par ailleurs, sans que soient pris en compte les grands travaux en cours, occupe la 6e place en Afrique sub-saharienne pour le taux d’électrification, selon the Global Energy Architecture Performance.[7]

Quant au taux de pénétration de la connexion mobile en Afrique, elle est passée de 25% en 2000 à 78% présentement, 80% au Cameroun taux de pénétration largement supérieur à la moyenne mondiale qui vient de franchir le cap des 50%.

Je rappelle aussi avec plaisir que, la Banque mondiale, dans son rapport annuel « Doing business 2015, » affirme que la grande majorité des pays du continent ont le plus amélioré leur règlementation des affaires parmi les 199 économies couvertes par son enquête.

Ces acquis actuels et à venir sont le fait d’un certain nombre d’entreprises continentales et internationales mais aussi le fait d’un nombre sans cesse croissant d’entreprises nationales qui opèrent dans le secteur de l’économie numérique et ses composantes : information, commerce en ligne, services en ligne dont les services bancaires  et réseaux sociaux, bref la multiplication des sites, le développement d’applications et de plateformes informatiques et le déploiement de systèmes d’information et de gestion.

Réussir le passage à l’économie numérique n’est pas une option parmi d’autres pour le Cameroun et pour le continent.

Là se situe le plus important marché du numérique dans le monde à parité avec l’Asie du Sud. Là se situe le plus grand besoin des leviers puissants qu’offre la technologie numérique.

Là vivent et vivront tous les Nji Collins, ce jeune génie camerounais du numérique qui, l’an dernier, a gagné le grand prix du code-in contest de Google, le premier africain à gagner ce grand prix au terme d’une compétition qui a vu s’affronter plus de 1300 jeunes de 62 pays. Nij a 17 ans. Combien de Nij dans ce pays, dans ce continent ? Eux et elles tous et toutes ont droit de penser leur avenir dans cette civilisation numérique qui est le nouveau lieu de leurs vies, de nos vies.

Je vous remercie.

Jean-Louis Roy

Forum international sur l’économie numérique, Yaoundé, 14 mai 2017

 

[1] Projection pour 2017. – Éthiopie 7,5% – Djibouti 7% – Côte d’Ivoire 6,7% – Sénégal et Tanzanie 6,8%, Rwanda et Burkina Faso 6,1%.

[2] Cabinet Oxford Economics

[3] Power Energy du Président Obama – Initiatives africaines pour l’Énergie durable – consortium multilatéral international ( AREI)

[4] Pour faciliter le commerce régional et continental qui plafonne aujourd’hui à plus ou moins 10% comparativement à 45% pour l’Asie et 65% pour l’Europe.

[5] Chalenge, Nouvelle carte maritime africaine, 24 juin 2016.

[6] OCDE

[7] Report 2017. 22.3.17.

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