ALBUM PHOTOS: Lancement du récent ouvrage de Jean-Louis Roy à Paris

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Le 22 février 2012 à la délégation générale du Québec à Paris, a eu lieu la cérémonie de lancement du récent ouvrage de Jean-Louis Roy, Ma rencontre avec un continent - Mes écrits sur l'Afrique 1971-2011".

Voici en images un aperçu de la cérémonie.

 

Présentation de l'ouvrage: Jean-Louis Roy

JLR discours

 

Discours de bienvenue du Délégué général du Québec à Paris, Michel Robitaille

Michel Robitaille

 

 

220120222 Jean_Louis_Roy02_web

 


Discours d'Amidou Lamine Sall, Directeur des Éditions Feu de brousse

Lamine Sall



Lecture du Poème Gorée, extratit de l'ouvrage

Lecture Gore

 

 

Séance de dédicace du livre

Ddicace

 

 

Mise à jour le Vendredi, 24 Février 2012 00:21

 

Dernière parution: Ma rencontre avec un continent de Jean-Louis Roy

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Avant-propos (extraits) 

Capture dcran_2012-02-09__17.42.08

Aussi bien le confesser franchement, je suis étonné moi-même de l’importance prise par l’Afrique dans l’ensemble de mes écrits. Rien, dans mon histoire familiale, dans ma formation et dans ma première carrière d’enseignant universitaire, ne laissait présager que le continent, sa situation dans l’histoire et dans le monde, ses avancées et ses difficultés, tiendraient une place aussi déterminante dans ma réflexion et mes interventions. Rien n’annonçait le passage, dans le milieu de ma vie, d’un temps où l’Afrique était, pour moi, une référence occasionnelle ou professionnelle à un autre temps où elle est devenue matériau de recherche, source d’inspiration et objet privilégié d’écriture. Mes écrits sur l’Afrique ici rassemblés racontent ce passage.

Ils retracent l’émergence puis le développement d’une démarche intellectuelle, culturelle et politique pour tenter de comprendre un continent, ses civilisations, ses sociétés et ses habitants qui depuis me sont devenus proches et inséparables.

Ma toute première expérience du continent est plus ancienne et plus prosaïque. Dans le Québec catholique de mon enfance, le discours sur l’Afrique est alors quasi-exclusivement celui des missionnaires – plus de 10 000 avant la seconde guerre mondiale – revenant d’Afrique Occidentale et Orientale et dressant dans les églises et les salles paroissiales l’état des lieux de leur terre d’exil ou d’adoption. Ceux qui en avaient fait leur terre d’exil évoquaient la nécessité et les bienfaits de leur entreprise de prosélytisme comprenant la sortie de toutes les obscurités pour ces pauvres indigènes. Ceux qui en avaient fait leur terre d’adoption avaient été séduits par ses habitants, leur bienveillance et leur civilisation. Au mieux de leur jugement, ils œuvraient avec eux pour arrimer le continent au monde et le monde au continent en conjuguant les valeurs des uns et des autres. Des décennies plus tard, des Camerounais, des Béninois et des Rwandais, parmi d’autres, me font l’éloge de leurs maîtres, les missionnaires québécois.

Puis vinrent les indépendances, les luttes pour y accéder et les aménagements politiques pour les mettre en œuvre. D’un coup, le continent devint visible et audible, ses analyses et requêtes propres, ses ambitions, ses drames enfin répercutés dans la clameur universelle. Il y eut Bandung, où les leaders du continent apparaissent avec tant d’autres, portés par une visée universelle, l’autodétermination des peuples. Il y eut aussi le référendum voulu par de Gaulle, y compris la réponse escomptée, et le malheur pour ceux qui ne s’y conformeraient pas. La Guinée sort à peine de ce malheur.

Mon arrivée à Paris précède de quelques jours le premier sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie, sommet que préside François Mitterrand dans les ors et les glaces du château Versailles. Je siège aux tables préparatoires de cette importante réunion où je représente le premier ministre du Québec, Robert Bourassa. La majorité de mes nouveaux collègues sont Africains. Ils représentent, dans ces instances, leur chef d’État ou de gouvernement!

L’Afrique est alors au centre de la Francophonie. Léopold Sédar Senghor, le premier, a proposé la tenue de ce sommet un quart de siècle plus tôt. Seule organisation intergouvernementale de la Francophonie dont le Québec est membre à titre de gouvernement participant, l’ACCT est née en Afrique en 1970 à l’initiative de trois présidents africains, le Nigérien Diori, le Tunisien Bourguiba et le Sénégalais Senghor. L’ordre du jour du sommet de Versailles fait une place centrale aux réalités économiques, politiques et culturelles du continent. Bref, s’il est vrai que l’avenir de la francophonie est aujourd’hui africain, il est évident, en 1986, que son meilleur passé était lui aussi africain. Je lis d’innombrables rapports en préparation du sommet et l’Histoire générale de l’Afrique voulue et publiée par l’UNESCO. Je lis Léopold S. Senghor, Alioune Diop, Hampâté Bâ, Bernard B. Dadié, J.B.Tati Loutard, Henri Lopez et plusieurs autres écrivains du continent. Lentement, je découvre l’ample versant spirituel et culturel du discours alors dominant sur les limites du continent.

L’Afrique est la commune référence des quatre ouvrages publiés dans cette période. Le continent n’est plus perçu et analysé comme une composante de la Francophonie comme c’était le cas dans mes écrits de la période précédente. Désormais, le continent m’intéresse en lui-même comme une entité propre et singulière méritant une attention et une bienveillance équivalentes à celles portées aux autres aires de civilisation du monde. J’y ai appris la primauté de l’esprit dans l’histoire de la famille humaine et aussi ce que la culture apporte à la vie des hommes et des sociétés, une irruption continue de sens sans laquelle toutes nos entreprises sont réduites à des mécaniques insupportables. Tel est, je crois, l’ancrage commun de ces ouvrages : une nouvelle, un récit historique, et une analyse politique, comme il l’est pour de grands entretiens avec Jeune Afrique économique, Stratégies et Tribune juive que nous avons retenus, ainsi que quelques textes de conférences reproduits dans cet ouvrage.

Ces écrits témoignent d’un passage certain d’un temps de ma vie où l’Afrique était, pour moi, une référence occasionnelle ou professionnelle, à une autre étape où elle est devenue matériau de recherche, source d’inspiration et objet privilégié d’écriture. Selon les genres, l’imagination, la recherche historique, le témoignage et l’analyse politique sont convoqués successivement dans cette quête de compréhensions convergentes d’un continent, de ses civilisations, de ses sociétés et de ses habitants qui me sont devenus proches et inséparables. L’Afrique n’est plus lointaine ou encore composante d’autre chose qu’elle-même telle la francophonie. Elle est.

On retrouvera dans les extraits de ces livres qui sont publiés ici trois thèmes récurrents : la conviction qu’il faut penser l’Afrique et qu’elle doit se penser hors de la dépendance, hors de la négation de l’état de droit, hors de sa fragmentation territoriale actuelle qui, dans le monde tel qu’il advient, l’amène en permanence à négocier avec de grandes puissances ou de puissants regroupements régionaux. Chacun comprend que, dans la défense de ses intérêts, dans les négociations concernant ses immenses richesses aujourd’hui convoitées universellement, ses chances ne sont pas les mêmes si les 53 pays du continent se présentent isolément ou comme des entités régionales et, à terme continentale avec des positions communes et des stratégies convergentes.

De ces négociations, les Africains tireront ou non de vrais investissements, un volume conséquent d’emplois, des ressources supplémentaires pour l’éducation, la recherche, l’innovation et le développement. Pour l’aménagement, également, d’infrastructures transnationales qui font si cruellement défaut comme levier de la croissance des sociétés africaines et de la sortie des dizaines de millions de leurs membres de la précarité extrême. Compte tenu de ce que le continent offre au monde, ressources humaines, naturelles, énergétiques, minières et végétales, chaque accès aux ressources du continent doit être compensé par une valeur ajoutée équivalente. Les Africains en auront besoin pour mettre en œuvre l’investissement dans les ressources humaines pour une population qui atteindra les 1,4 milliard de personnes en 2030, pour financer l’aménagement des villes dont la population doublera d’ici 20 ans pour atteindre les 800 millions de personnes, pour accéder pleinement à la maîtrise et à la capacité de produire technologies et sciences pures et appliquées, et enfin pour valoriser ses ressources intellectuelles et culturelles.

L’Afrique dispose d’une position de négociation sans précédent. Elle doit hausser sa gouvernance en conséquence et tirer de sa situation actuelle sa sortie définitive de la dépendance. On lira ma contribution à l’ouvrage collectif Nous faisons le rêve que l’Afrique de 2060 sera… inclus dans cet ouvrage. J’y plaide pour le changement du paradigme qui a dominé les esprits et les politiques au Nord comme au Sud depuis les débuts de la colonisation et la nécessité pour tous de penser l’Afrique hors de la dépendance.

L’avenir du continent appartient aux Africains. On m’a souvent dit que j’étais l’un d’entre eux, symboliquement bien évidemment. Cette marque d’amitié m’honorait et ne me laissait pas indifférent. Sans que je le réalise alors, elle témoignait d’un affranchissement intérieur qui m’avait rendu proche des Africains, respectueux des valeurs de leur civilisation et soucieux de leur inclusion dans la croissance partagée et le développement commun. Ce passage est la matière de mes écrits sur l’Afrique. Ces derniers, le prolongement de multiples rencontres et conversations avec des Africains de toute condition, qui, en me révélant leur propre humanité, m’ont fait accéder à la mienne. Ce livre leur est dédié comme l’expression de ma reconnaissance, celle aussi d’une espérance partagée. Je leur offre, en guise de remerciement, mon poème Gorée, dont le texte est reproduit sur une haute stèle de granit à l’entrée de l’île du même nom. Écrit en 1998, à l’occasion des troisièmes rencontres poétiques de Dakar, il conclut cet ouvrage et en constitue la synthèse symbolique.

Jean-Louis Roy, Montréal, le 1er mai 2011

 



 

Dernière parution: Ma rencontre avec un continent de Jean-Louis Roy

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Avant-propos (extraits) 

Capture dcran_2012-02-09__17.42.08

Aussi bien le confesser franchement, je suis étonné moi-même de l’importance prise par l’Afrique dans l’ensemble de mes écrits. Rien, dans mon histoire familiale, dans ma formation et dans ma première carrière d’enseignant universitaire, ne laissait présager que le continent, sa situation dans l’histoire et dans le monde, ses avancées et ses difficultés, tiendraient une place aussi déterminante dans ma réflexion et mes interventions. Rien n’annonçait le passage, dans le milieu de ma vie, d’un temps où l’Afrique était, pour moi, une référence occasionnelle ou professionnelle à un autre temps où elle est devenue matériau de recherche, source d’inspiration et objet privilégié d’écriture. Mes écrits sur l’Afrique ici rassemblés racontent ce passage.

Ils retracent l’émergence puis le développement d’une démarche intellectuelle, culturelle et politique pour tenter de comprendre un continent, ses civilisations, ses sociétés et ses habitants qui depuis me sont devenus proches et inséparables.

Ma toute première expérience du continent est plus ancienne et plus prosaïque. Dans le Québec catholique de mon enfance, le discours sur l’Afrique est alors quasi-exclusivement celui des missionnaires – plus de 10 000 avant la seconde guerre mondiale – revenant d’Afrique Occidentale et Orientale et dressant dans les églises et les salles paroissiales l’état des lieux de leur terre d’exil ou d’adoption. Ceux qui en avaient fait leur terre d’exil évoquaient la nécessité et les bienfaits de leur entreprise de prosélytisme comprenant la sortie de toutes les obscurités pour ces pauvres indigènes. Ceux qui en avaient fait leur terre d’adoption avaient été séduits par ses habitants, leur bienveillance et leur civilisation. Au mieux de leur jugement, ils œuvraient avec eux pour arrimer le continent au monde et le monde au continent en conjuguant les valeurs des uns et des autres. Des décennies plus tard, des Camerounais, des Béninois et des Rwandais, parmi d’autres, me font l’éloge de leurs maîtres, les missionnaires québécois.

Puis vinrent les indépendances, les luttes pour y accéder et les aménagements politiques pour les mettre en œuvre. D’un coup, le continent devint visible et audible, ses analyses et requêtes propres, ses ambitions, ses drames enfin répercutés dans la clameur universelle. Il y eut Bandung, où les leaders du continent apparaissent avec tant d’autres, portés par une visée universelle, l’autodétermination des peuples. Il y eut aussi le référendum voulu par de Gaulle, y compris la réponse escomptée, et le malheur pour ceux qui ne s’y conformeraient pas. La Guinée sort à peine de ce malheur.

Mon arrivée à Paris précède de quelques jours le premier sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie, sommet que préside François Mitterrand dans les ors et les glaces du château Versailles. Je siège aux tables préparatoires de cette importante réunion où je représente le premier ministre du Québec, Robert Bourassa. La majorité de mes nouveaux collègues sont Africains. Ils représentent, dans ces instances, leur chef d’État ou de gouvernement!

L’Afrique est alors au centre de la Francophonie. Léopold Sédar Senghor, le premier, a proposé la tenue de ce sommet un quart de siècle plus tôt. Seule organisation intergouvernementale de la Francophonie dont le Québec est membre à titre de gouvernement participant, l’ACCT est née en Afrique en 1970 à l’initiative de trois présidents africains, le Nigérien Diori, le Tunisien Bourguiba et le Sénégalais Senghor. L’ordre du jour du sommet de Versailles fait une place centrale aux réalités économiques, politiques et culturelles du continent. Bref, s’il est vrai que l’avenir de la francophonie est aujourd’hui africain, il est évident, en 1986, que son meilleur passé était lui aussi africain. Je lis d’innombrables rapports en préparation du sommet et l’Histoire générale de l’Afrique voulue et publiée par l’UNESCO. Je lis Léopold S. Senghor, Alioune Diop, Hampâté Bâ, Bernard B. Dadié, J.B.Tati Loutard, Henri Lopez et plusieurs autres écrivains du continent. Lentement, je découvre l’ample versant spirituel et culturel du discours alors dominant sur les limites du continent.

L’Afrique est la commune référence des quatre ouvrages publiés dans cette période. Le continent n’est plus perçu et analysé comme une composante de la Francophonie comme c’était le cas dans mes écrits de la période précédente. Désormais, le continent m’intéresse en lui-même comme une entité propre et singulière méritant une attention et une bienveillance équivalentes à celles portées aux autres aires de civilisation du monde. J’y ai appris la primauté de l’esprit dans l’histoire de la famille humaine et aussi ce que la culture apporte à la vie des hommes et des sociétés, une irruption continue de sens sans laquelle toutes nos entreprises sont réduites à des mécaniques insupportables. Tel est, je crois, l’ancrage commun de ces ouvrages : une nouvelle, un récit historique, et une analyse politique, comme il l’est pour de grands entretiens avec Jeune Afrique économique, Stratégies et Tribune juive que nous avons retenus, ainsi que quelques textes de conférences reproduits dans cet ouvrage.

Ces écrits témoignent d’un passage certain d’un temps de ma vie où l’Afrique était, pour moi, une référence occasionnelle ou professionnelle, à une autre étape où elle est devenue matériau de recherche, source d’inspiration et objet privilégié d’écriture. Selon les genres, l’imagination, la recherche historique, le témoignage et l’analyse politique sont convoqués successivement dans cette quête de compréhensions convergentes d’un continent, de ses civilisations, de ses sociétés et de ses habitants qui me sont devenus proches et inséparables. L’Afrique n’est plus lointaine ou encore composante d’autre chose qu’elle-même telle la francophonie. Elle est.

On retrouvera dans les extraits de ces livres qui sont publiés ici trois thèmes récurrents : la conviction qu’il faut penser l’Afrique et qu’elle doit se penser hors de la dépendance, hors de la négation de l’état de droit, hors de sa fragmentation territoriale actuelle qui, dans le monde tel qu’il advient, l’amène en permanence à négocier avec de grandes puissances ou de puissants regroupements régionaux. Chacun comprend que, dans la défense de ses intérêts, dans les négociations concernant ses immenses richesses aujourd’hui convoitées universellement, ses chances ne sont pas les mêmes si les 53 pays du continent se présentent isolément ou comme des entités régionales et, à terme continentale avec des positions communes et des stratégies convergentes.

De ces négociations, les Africains tireront ou non de vrais investissements, un volume conséquent d’emplois, des ressources supplémentaires pour l’éducation, la recherche, l’innovation et le développement. Pour l’aménagement, également, d’infrastructures transnationales qui font si cruellement défaut comme levier de la croissance des sociétés africaines et de la sortie des dizaines de millions de leurs membres de la précarité extrême. Compte tenu de ce que le continent offre au monde, ressources humaines, naturelles, énergétiques, minières et végétales, chaque accès aux ressources du continent doit être compensé par une valeur ajoutée équivalente. Les Africains en auront besoin pour mettre en œuvre l’investissement dans les ressources humaines pour une population qui atteindra les 1,4 milliard de personnes en 2030, pour financer l’aménagement des villes dont la population doublera d’ici 20 ans pour atteindre les 800 millions de personnes, pour accéder pleinement à la maîtrise et à la capacité de produire technologies et sciences pures et appliquées, et enfin pour valoriser ses ressources intellectuelles et culturelles.

L’Afrique dispose d’une position de négociation sans précédent. Elle doit hausser sa gouvernance en conséquence et tirer de sa situation actuelle sa sortie définitive de la dépendance. On lira ma contribution à l’ouvrage collectif Nous faisons le rêve que l’Afrique de 2060 sera… inclus dans cet ouvrage. J’y plaide pour le changement du paradigme qui a dominé les esprits et les politiques au Nord comme au Sud depuis les débuts de la colonisation et la nécessité pour tous de penser l’Afrique hors de la dépendance.

L’avenir du continent appartient aux Africains. On m’a souvent dit que j’étais l’un d’entre eux, symboliquement bien évidemment. Cette marque d’amitié m’honorait et ne me laissait pas indifférent. Sans que je le réalise alors, elle témoignait d’un affranchissement intérieur qui m’avait rendu proche des Africains, respectueux des valeurs de leur civilisation et soucieux de leur inclusion dans la croissance partagée et le développement commun. Ce passage est la matière de mes écrits sur l’Afrique. Ces derniers, le prolongement de multiples rencontres et conversations avec des Africains de toute condition, qui, en me révélant leur propre humanité, m’ont fait accéder à la mienne. Ce livre leur est dédié comme l’expression de ma reconnaissance, celle aussi d’une espérance partagée. Je leur offre, en guise de remerciement, mon poème Gorée, dont le texte est reproduit sur une haute stèle de granit à l’entrée de l’île du même nom. Écrit en 1998, à l’occasion des troisièmes rencontres poétiques de Dakar, il conclut cet ouvrage et en constitue la synthèse symbolique.

Jean-Louis Roy, Montréal, le 1er mai 2011



 

Publications

  Jean-Louis Roy, Quel avenir pour la langue française? : Francophonie et concurrence culturelle au XXIe siècle, Montréal, Hurtubise HMH, 2008, 268 p. (ISBN 9782896471522) . L’ouvrage est paru en langue arabe aux Presses de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et en langue portugaise à Editora Sulina (Brésil) et anglaise à Mosaic Press (Canada) en avril 2010.

Lancement à Sao Paolo de la version portugaise du plus récent livre de Jean-Louis Roy, 29-04-2010

francesa

Déjà publié en langue française et en langue arabe, l’ouvrage de Jean-Louis Roy, « Quel avenir pour la langue française? Francophonie et concurrence culturelle au 21e siècle », a été lancé dans sa version en langue portugaise, à São Paulo, Brésil, le 15 avril dernier. Voici quelques témoignages reçus au lendemain de cet évènement.

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Autres Œuvres de Jean-Louis Roy

  • Jean-Louis Roy, Montréal : ville nouvelle, ville plurielle, Montréal, Hurtubise HMH, 2005, 232 p. (ISBN 2894288190)
  • Jean-Louis Roy, Technologies et géopolitique à l'aube du XXIe siècle : l'impasse, Montréal, Hurtubise HMH, 2003, 269 p. (ISBN 2894286341)
  • Jean-Louis Roy, L'enchaînement des millénaires : journal de l'an 2000, Montréal, Hurtubise HMH, 2001, 265 p. (ISBN 289428523X).
  • Jean-Louis Roy, Une nouvelle Afrique : à l'aube du XXIe siècle, Montréal, Hurtubise HMH, 1999, 162 p. (ISBN 289428392X).
  • Jean-Louis Roy, Le monde en 2020 : pour une culture de la délibération, Montréal, Fides, coll. « Grandes conférences », 1999, 55 p. (ISBN 2762121884).
  • Jean-Louis Roy, Le pèlerin noir : récit, Montréal, Hurtubise HMH, coll. « Collection L'Arbre », 1997, 178 p. (ISBN 2894282540).
  • Jean-Louis Roy, Mondialisation, développement et culture : la médiation francophone, LaSalle, Québec, Hurtubise HMH, 1995, 155 p. (ISBN 2894280831).
  • Jean-Louis Roy, Des vies et des fleuves : nouvelles, LaSalle, Québec, Hurtubise HMH, coll. « Collection L'Arbre », 1995, 104 p. (ISBN 289428084X).
  • Jean-Louis Roy, La francophonie : le projet communautaire, LaSalle, Québec, Hurtubise HMH, 1993, 200 p. (ISBN 2890459780).
  • Jean-Louis Roy, La francophonie : l'émergence d'une alliance?, LaSalle, Québec, Hurtubise HMH, 1989, 131 p. (ISBN 2890458652).
  • Jean-Louis Roy, 1992, l'Europe du 21e siècle, LaSalle, Québec, Hurtubise HMH, 1988, 157 p. (ISBN 2890458342).
  • Jean-Louis Roy ; illustré par Louis Hébert, Terre féconde, Montréal, Leméac, coll. « Poésie Leméac », 1979, 183 p. (ISBN 2760910105).
  • Jean-Louis Roy, Le choix d'un pays : le débat constitutionnel Québec-Canada, 1960-1976, Montréal, Leméac, 1978, 366 p. (ISBN 077615026X).
  • Jean-Louis Roy, La Beauceronne, Marie à Georges à Joseph : roman, Québec, Éditions Garneau, 1977, coll. « Garneau roman », 159 p. (ISBN 0775711527).
  • Jean-Louis Roy, La marche des Québécois : le temps des ruptures, 1945-1960, Montréal, Leméac, 1976, pdf, 383 p. (ISBN 0776150510) [lire en ligne].
  • Jean-Louis Roy, L'arche dans le regard, Québec, Éditions Garneau, coll. « Garneau poésie », 1975, 159 p. (ISBN 0775705594).
  • Jean-Louis Roy, Edouard-Raymond Fabre, libraire et patriote canadien 1799-1854 : contre l'isolement et la sujétion, Montréal, Hurtubise HMH, coll. « Histoire et documents d'histoire », 1974, 220 p. .
  • Jean-Louis Roy, Rameaux du vieil arbre, Sherbrooke, Éditions Cosmos, coll. « Relances 9 », 1973, 59 p. .
  • Jean-Louis Roy, Les frontières défuntes, Montréal, Librairie Déom, coll. « Poésie canadienne ; 28 », 1972, 137 p. .
  • Jean-Louis Roy, Les programmes électoraux du Québec : un siècle de programmes politiques québécois (2 volumes), Montréal, Leméac, 1970-1971, 458 p. .
  • Jean-Louis Roy, Maîtres chez nous : dix années d'Action française, 1917-1927, Montréal, Éditions Leméac, 1968, 75 p. .

 





 


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